samedi 23 septembre 2017

Khatia Buniatishvili, pianiste - Piano Concerto N°1 de Tchaikovsky

Khatia Buniatishvili, pianiste - Tchaikovsky, Piano Concerto N°1 sous la direction de Zubin Metha & l'Orchestre Philharmonique d'Israël.
 
 
Claudi, 23 septembre 2017
 

mardi 5 septembre 2017

Rachmaninov - Symphonie N°3

La Symphonie no 3 en la mineur opus 44 est l'ultime symphonie de Sergueï Rachmaninov. Composée de 1935 à 1936, elle est créée le 6 novembre 1936 à Philadelphie sous la direction de Leopold Stokowski. La composition de la 3e Symphonie demanda à Rachmaninov tant de travail que, au bas du manuscrit, il y inscrit « Fini ! Dieu soit loué ! ».

La symphonie d'une durée d'environ 42 minutes est divisée en trois mouvements :
1. Lento-Allegro moderato en la mineur
2. Adagio non troppo en do dièse mineur - début à 17:01
3. Allegro en la majeur - début à 29:36


Claudi, 5 septembre 2017

dimanche 27 août 2017

lundi 24 juillet 2017

Sergueï Prokofiev, Concerto pour violon N°1 et N°2

 
Prokofiev - Concerto pour violon N°1, Hilary Hahn
 
Prokofiev - Concerto pour violon N°2, Janine Jansen
 
Claudi, juillet 2017

mercredi 28 juin 2017

Sergueï Prokofiev : sa biographie, son oeuvre

Sergueï Prokofiev, né le 23 avril 1891 à Sontsovka (Empire russe), mort le 5 mars 1953 à Moscou (URSS), est un compositeur russe de musique classique, un pianiste et un chef d'orchestre.

Enfance précoce

Ayant reçu de sa mère, pianiste, les premières notions musicales, Prokofiev montre des dispositions étonnamment précoces pour la composition : à cinq ans les premières mesures d’un Galop indien, pour piano, à neuf-dix ans de petites scènes lyriques, le Géant et Sur les îles désertes.

En 1904, il entre au conservatoire de Saint-Pétersbourg. Prokofiev s’intéresse de bonne heure aux compositeurs contemporains : Debussy, Strauss, Reger et Schönberg, dont il interprète les œuvres lors de ses premiers récitals. Il s’impose rapidement en tant que pianiste, impressionnant ou choquant le public par sa puissance et sa technique.

En 1914, il se présente avec succès au concours Rubinstein de piano, et joue lors de l’épreuve avec orchestre son propre premier Concerto pour piano. Dans cette œuvre (1911-12), ainsi que dans sa 2e Sonate pour piano, son style se précise : goût pour la carrure rythmique et la vigueur de frappe, pour les harmonies âpres et imprévues, et contrastes entre cette force manifestée et un lyrisme élégiaque, parfois douloureux, qui se ressent de la veine mélodique populaire.

Prokofiev écrit son 2e Concerto pour piano, dont l’exécution en 1913 provoque un scandale mémorable. Ce concerto atteint les limites des possibilités physiques du soliste. Cependant, c’est un Prokofiev beaucoup plus fin et intimiste qu’on trouve dans les 10 pièces pour Piano op. 12, preuve que les deux extrêmes constituent à part égale la nature du compositeur.

En 1914, Prokofiev rencontre Diaghilev à Londres ; il espère l’intéresser à un projet d’opéra d’après le Joueur de Dostoïevski, mais Diaghilev lui commande un ballet, Ala et Lolly. La partition déplaît à Diaghilev, qui la refuse. Prokofiev la retravaille et en fait la Suite scythe. Œuvre d’une violence rarement atteinte, parcourue de visions fantasmagoriques, s’achevant sur un terrible crescendo évoquant le lever du soleil.

En 1916-1917, Prokofiev compose dans les genres les plus divers : il achève le Joueur (1917), écrit ses 3e et 4e Sonates pour piano, son 1er concerto pour violon, le cycle des vingt Visions fugitives (1915-1917), qui sont à la musique de leur époque ce que les Préludes de Chopin sont à la musique romantique.

 
Les années d'exil

En mai 1918, il part pour les États-Unis où il s’impose assez rapidement. Il se voit proposer un sujet d’opéra sur l’Amour des trois oranges.

En avril 1920, Prokofiev quitte les États-Unis pour la France. Il entre dans le cercle de Diaghilev, aux côtés de Stravinski, Poulenc, Milhaud, de Falla, Ravel. Le séjour parisien de Prokofiev est marqué par la représentation de Chout (mai 1921). La même année voit naître le 3e Concerto pour piano (commencé en 1917), d’une structure plus rationnelle et d’un dynamisme plus contrôlé que le précédent.

En 1922, Prokofiev s’installe à Ettal dans les Alpes bavaroises, où il travaille à un nouvel opéra, l’Ange de feu, d’après une nouvelle de Valéry Briussov. En même temps, le compositeur continue à donner des concerts dans les capitales occidentales (Londres, Berlin, Bruxelles).

Avec la 2e Symphonie (1924-25), Prokofiev aborde l’esthétique constructiviste, à laquelle Honegger a rendu hommage avec son Pacific 231. Deux ans plus tard, Diaghilev commande à Prokofiev un ballet constructiviste sur le thème des réalisations industrielles et de la nouvelle vie en Union soviétique. C’est le Pas d’acier, créé en 1927 avec des décors de Lakoulov sous la direction de R. Desormière.

Le retour en URSS

Prokofiev est de plus en plus attiré par l’Union soviétique, se sentant étranger aussi bien parmi les Occidentaux que parmi ses compatriotes émigrés, qu’il juge trop passéistes.

Au début de 1927, il fait un premier séjour en U. R. S. S., où il renoue avec ses anciens amis, dont Miaskovski. Toutefois, le Pas d’acier est désapprouvé par les Soviétiques, et considéré comme caricatural. Achevant l’Ange de feu en 1927, Prokofiev entreprend de composer à partir du matériau thématique de l’opéra sa 3e Symphonie. L’année suivante, une nouvelle - et dernière - commande de Diaghilev est à l’origine du ballet le Fils prodigue.

En 1932, le ballet Sur le Borysthène, connaît un retentissant échec à l’Opéra de Paris. Une autre déception est celle du 4e Concerto pour piano (1931), composé, comme le Concerto pour la main gauche de Ravel, à l’intention de Paul Wittgenstein, et refusé par le dédicataire. Le 5e concerto (1931-32), qui s’apparente au 2e et au 3e, connaîtra une meilleure fortune.

Mais c’est en U. R. S. S., dont il n’est pourtant pas encore citoyen, que Prokofiev reçoit, dès 1933, les commandes les plus intéressantes, à commencer par la musique du film de Feinzimmer, Lieutenant Kijé, qui marque son retour à un style plus classique, afin de se mettre à la portée des masses.

En 1936, il écrit pour les enfants Pierre et le loup, tout en élaborant avec le metteur en scène Radlov un grand ballet, Roméo et Juliette, son premier ballet soviétique, et sa première grande référence à un thème de la littérature classique. Le ballet donne lieu, outre à trois Suites symphoniques, à une série de pièces pour piano.

En 1937, Prokofiev se voit confirmer la citoyenneté soviétique. La même année, il achève une Cantate pour le 20e anniversaire de la Révolution qu’il projette depuis plusieurs années.

En décembre 1939, pour le soixantième anniversaire de Staline, il écrit la cantate Zdravitsa (« bonne santé »). La même année, il compose son premier opéra soviétique, Siméon Kotko, inspiré de la guerre civile en Ukraine. En même temps, il commence à travailler à trois nouvelles Sonates pour piano (nos 6, 7 et 8, dites « les Sonates de guerre »), œuvres monumentales qui constituent le sommet de sa production pianistique.

Dès le début des hostilités germano-russes, Prokofiev est évacué au Caucase et au Kazakhstan, avec nombre d’autres artistes et intellectuels. Les œuvres les plus marquantes de cette période sont la Ballade du garçon resté inconnu, le 2e Quatuor écrit sur des thèmes kabardes, la Sonate pour piano et flûte, qui frappe par sa limpidité, aux côtés d’œuvres pathétiques et tourmentées. Mais, surtout, Prokofiev va, dès 1942, retravailler avec Eisenstein pour un nouveau film historique, Ivan le Terrible. Le premier épisode, projeté en 1945, obtient le prix Staline, mais le second est interdit par la censure.

Les années 1945-1947 voient l’achèvement et la création de plusieurs œuvres ébauchées au cours des années précédentes : la 5e Symphonie, le ballet Cendrillon (théâtre Bolchoï, novembre 1945), la première partie de Guerre et Paix (Leningrad, théâtre Maly, juin 1946). Il compose en 1947 sa 9e et dernière Sonate.

 
Ses dernières oeuvres

Malgré un état de santé précaire, Prokofiev consacre toute son énergie à la composition. En 1950, il écrit la Garde de la Paix. Ses dernières oeuvres importantes sont la Sonate pour piano et violoncelle, écrite pour Rostropovitch, la 7e Symphonie, et surtout le ballet la Fleur de pierre.

C'est à Moscou que Prokofiev meurt le 5 mars 1953. Mais sa mort passe pratiquement inaperçue, car elle survient le même jour que celle de Staline.

Excepté la musique religieuse, Prokofiev a abordé tous les genres. Il a donné le meilleur de lui-même dans la musique pour piano (ses concertos, sonates et ses nombreuses miniatures sont au premier rang du répertoire pianistique du XXe siècle), dans les oeuvres chorégraphiques et cinématographiques, où il excelle à donner l'équivalent musical des mouvements et des scènes visuelles.

Sa musique lyrique présente plus d'inégalités, en dépit de la puissance incontestable du Joueur ou de l'Ange de feu, et de certains épisodes de Siméon Kotko et de Guerre et Paix : Prokofiev est incomparablement plus novateur dans le domaine harmonique et instrumental que dans celui de l'écriture vocale. Réaliste, volontaire, tourné vers le concret et vers l'avenir, caustique et dur, spirituel et provocateur, Prokofiev n'en est pas moins, à côté de cela, un lyrique, qui a toujours su adapter son invention mélodique aux divers styles qu'il a pratiqués.
 
Source : Extraits - Dictionnaire de la Musique - Larousse
Claude A. BECK
juin 2017
 
Prokofiev - Piano Concerto N°3 in C major, Yuja Wang au piano

 
 
Prokofiev - Sonate N°3 in A minor, Daniil Trifonov

 
 
Prokofiev - Symphonie N°7, Gergiev dirige le London Symphony Orchestra

 
 
Prokofiev - Morceaux les plus populaires appelés ici - The Best - A écouter

 
 
Prokofiev : autres vidéos Youtube à image fixe
- Lieutenant Kijé Suite Op.60
- War and Peace Op.91 Symphonic suite
 
 

 

dimanche 14 mai 2017

Yuja Wang, Concerto pour piano N.2 de Tchaïkovski

Le Concerto pour piano n° 2 en sol majeur, op. 44, de Piotr Ilitch Tchaïkovski fut composé de 1879 à 1880, publié en février 1881 et dédié à Nikolaï Rubinstein.

Tchaïkovski a écrit trois concertos pour piano, le premier étant, de loin, le plus connu. Le second fut composé près de cinq ans après.

Son écriture s'étend sur près d'un an, débutant à Kamenka en Russie pour se poursuivre au cours d'un voyage à travers plusieurs villes d'Europe. Son dédicataire, Nikolaï Rubinstein, décédé brutalement en mars 1881, n'a pu jouer l'œuvre.

La première représentation eut lieu à New York le 12 novembre 1881 avec la soliste Madeleine Schiller et dirigée par Theodore Thomas. La première représentation russe eut lieu à Moscou en mai 1882, dirigée par Anton Rubinstein avec Sergueï Taneiev, élève de Tchaïkovski, au piano. L'accueil ne fut pas aussi enthousiaste que le compositeur aurait voulu. La partition est remaniée en 1887-1888, puis au début des années 1890, plusieurs modifications ayant été conseillées par son élève Alexandre Ziloti, toutes n'étant pas du goût du musicien. Cette version n'a été publiée qu'à titre posthume en 1897.

L'exécution du concerto dure approximativement 43 minutes. Il est composé de trois mouvements : 1.  Allegro brillante e molto vivace, 2. Andante non troppo, 3. Allegro con fuoco.

Source : Wikipedia
Mai 2017
Claudi

 
 
 

mardi 2 mai 2017

Yuja Wang, une sirène nous envoûte

Merci à Michel Venchiarutti pour cette compilation sur Youtube des récitals et concerts de Yuja Wang durant l'année 2016. Qui pourra encore douter des qualités exceptionnelles de Yuja, sans conteste une des meilleurs pianistes au monde actuellement. Le public internaute apprécie.
 
 
Mai 2017
Claude A. Beck
 

Chapelle Sainte-Croix, édifice du XIIIe s., Forbach - Moselle

Chapelle Sainte-Croix, édifice du XIIIe siècle, Forbach (Moselle)
La chapelle Sainte-Croix est un édifice de culte catholique érigé au XIIIe siècle sur le mont Sainte-Croix (Kreuzberg) à l’est de Forbach en Moselle (région Grand Est) tout près de la frontière franco-allemande. Par sa position, elle domine toute la boutonnière du Warndt et, des abords de la chapelle, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable sur la région.
 
 
Joyau gothique du Moyen Age, la chapelle Sainte-Croix conjugue mystère historique et spiritualité. L'origine de l'édifice reste, encore de nos jours, une énigme. La légende l'attribue à Alice, fille de Thierri de Werd, comte de Rixingen (Réchicourt-le-Château en Lorraine) et seigneur de Forbach au début du XIIIème siècle. Courtisée par deux seigneurs de la proche région qui s'entretuèrent lors d'un duel fratricide, la jeune châtelaine prise de remords se retira sur la colline du Kreuzberg pour consacrer dorénavant sa vie au service de Dieu.
 
Un seul document historique atteste l'existence de la chapelle : une lettre signée par l'évêque de Metz, Adhémar de Monteil, en 1338 et quelques dates évoquent son lointain passé : 1458 au linteau de la porte d'entrée, 1690 sur le pilier central et 1734 sur le bénitier. Le sanctuaire, perché sur la colline du Kreuzberg, a traversé les épreuves de la guerre de Trente Ans et de la Révolution. Lieu de pèlerinage depuis des siècles et de rencontre interreligieuse de nos jours, la chapelle Sainte Croix offre aux visiteurs les beautés de son architecture médiévale et invite à la méditation et au rêve.
 
La chapelle Sainte-Croix fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques le 14 septembre 1937. En 1946, elle devient la propriété des Houillères du Bassin de Lorraine. La ville de Forbach rachète l'édifice en piteux état en 1969, pour le prix symbolique d'un franc. La chapelle est restaurée dans les années 1980 sous l'impulsion conjointe de l'association des amis de la chapelle Sainte-Croix et de la ville de Forbach.
 
Depuis 2007, elle constitue une étape du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, itinéraire classé au patrimoine culturel mondial de l'UNESCO.
 
Claude A. Beck
Source : ville de Forbach - Mairie
Visite virtuelle de la chapelle
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mercredi 21 décembre 2016

Poème d'Alfred de Musset

Document sans nom

  Que j'aime le premier frisson d'hiver ...
  Alfred de Musset
   
  Que j'aime le premier frisson d'hiver ! Le chaume,
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
Au fond du vieux château s'éveille le foyer ;

C'est le temps de la ville. - Oh ! Lorsque l'an dernier,
J'y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,
Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
(J'entends encore au vent les postillons crier),

Que j'aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine
Sous ses mille falots assise en souveraine !
J'allais revoir l'hiver. - Et toi, ma vie, et toi !

Oh ! Dans tes longs regards j'allais tremper mon âme ;
Je saluais tes murs. - Car, qui m'eût dit, madame,
Que votre coeur si tôt avait changé pour moi ?
   
 
Claudi, 21 décembre
 

dimanche 30 octobre 2016

Yuja Wang joue le Concerto N°2 en Sol mineur de Sergueï Prokofiev

Document sans nom

Déjà remarqué pour ses talents de virtuose au clavier, Sergueï Prokofiev, après avoir signé un premier concerto et sa symphonie dite « classique », ébauche fin 1912 un second concerto alors qu’il reste encore étudiant au conservatoire de Saint Pétersbourg, choisissant de revenir à la forme en 4 mouvements tout en cherchant à effacer les griefs qui avaient marqué le premier. « Les reproches faits à mon premier concerto, écrit-il, dont le brio n’aurait eu d’autre but que de jeter de la poudre aux yeux et aurait présenté certaines tendances acrobatiques m’ont incité à aller chercher dans le second une plus grande profondeur ». Ce qui n’empêche pas l’auteur de la « suggestion diabolique » d’écrire l’une des cadences les plus exigeantes techniquement, et un scherzo dans lequel le soliste joue un flot ininterrompu de double-croches.

L’œuvre est dédiée à Maximilian Schmidhoff, un jeune confrère dont Prokofiev avait fait la connaissance en 1909 quelques mois avant la mort de son père. Mais au printemps 1913, alors qu’il est en train d’achever la partition, Prokofiev reçoit ce mot de son ami, « Cher Serioja, je t’écris pour te faire part des dernières nouvelles - je me suis tiré une balle. N’en sois pas trop effaré mais prend le avec indifférence car cela ne mérites rien de plus. Adieu ». Lors de la création en août 1913, même les défenseurs de la nouvelle musique à Saint Pétersbourg eurent glacés d’effroi les cheveux dressés sur la tête.

La partition fut perdue dans les suites de la révolution de 1917 et le musicien pendant un séjour en Allemagne en fit une nouvelle version en 1923 à partir d’une réduction pour piano seul. Il la considérait même comme son quatrième concerto, le troisième étant achevé peu avant. La création de cette seconde version eut lieu à Paris le 8 mai 1924 sous la direction de Serge Koussevitzky, avec un accueil mitigé.

La durée d'exécution de l'œuvre est d'environ une demi-heure. Le premier et dernier mouvements durent une douzaine de minutes encadrant deux brefs mouvements :

1 Andantino - début à 0:44 - Le premier mouvement frappe par son atmosphère extrêmement sombre, tourmentée. Il comporte notamment une très longue cadence, dont la difficulté technique et la complexité vont de pair avec une intensité dramatique rare ; cette cadence débouche finalement sur un le retour de l'orchestre tout entier, dans un crescendo énorme et déchaîné qui constitue le paroxysme de ce mouvement.
2 Scherzo (vivace) - 12:05 - Le deuxième mouvement, de trois minutes seulement, en ré mineur, dévoile dès le début un caractère sauvage qui annonce très clairement le quatrième mouvement. Là encore, le piano étonne par sa virtuosité ; celle-ci caractérise souvent l'écriture pianistique de Prokofiev (lui-même pianiste virtuose).
3 Intermezzo (allegro moderato) - 14:33 - Le troisième mouvement sur un rythme de marche plein d'ironie acide, pesant par son introduction (les notes "piochées au hasard", dirait-on) met en avant la clarinette. Ce mouvement se conclut sur une coda fougueuse et puissante.
4 Allegro tempestoso - 21:25 - Le titre indique son contenu : la rage et les restes de sauvageries hérités du Scherzo explosent dans ce mouvement où l'orchestre et le piano s'embrasent. Résolument virtuose, le concerto s'achève (dans la tonalité de sol mineur) par tout l'orchestre et le piano.

Dans cette pièce, une des plus difficiles à exécuter, Yuja Wang démontre une fois de plus toute sa maîtrise technique et sa virtuosité, qui en font une des meilleures pianistes au monde.

Source : Wikipedia

 
Yuja Wang - Prokofiev Piano Concerto No. 2 in G minor Op. 16  sous la direction de Paavo Järvi avec l'orchestre philharmonique de Berlin.
 
 
Claudi, octobre 2016
 

samedi 10 septembre 2016

George Gershwin, compositeur américain d'origine russe (1898-1937)

Document sans nom

George Gershwin est un compositeur américain né à New-York en 1898 et mort à Los Angeles en 1937. Pianiste éblouissant, il dut sa première gloire à un exceptionnel don de mélodiste qui l'amena (notamment avec son frère Ira Gershwin) à composer quelque 500 "songs" qui tiennent de la mélodie européenne, de l'air d'opérette, de la rengaine anglo-saxonne et du jazz tout en manifestant une personnalité entre toutes reconnaissable malgré un confondant pouvoir de renouvellement.

La qualité "classique" de cette production est attestée par le fait que les chansons des frères Gershwin sont toujours au répertoire des chanteurs actuels et que leurs thèmes ont été très largement adoptés par le jazz (I Got Rhythm, Lady Be Good, Do It Again, Fascinating Rhythm, The Man I Love, Embraceable You, Someone To Watch Over Me, etc.).

Conscient de cette noblesse conférée à la chanson, Gershwin, tout en continuant de produire des "Shows" pour Broadway (manières d'opérettes liée à l'actualité et où ces Songs peuvent être repris de succès antérieurs s'ils sont en situation), évolua vers une forme de musique plus ambitieuse, rejoignant la tradition "classique" : Rhapsody in Blue (1924), Concerto en Fa (1925), An American in Paris (1928), Second Rhapsody (1931), Ouverture Cubaine (1932), Variations sur I Got Rhythm (1934) sont tous des chefs-d'œuvre. Cet effort de synthèse devait trouver son expression définitive dans son chef-d'œuvre, l'un des plus grands opéras du répertoire : Porgy And Bess (1935).

Lors de l'avènement du cinéma parlant, Gershwin fut évidemment sollicité par Hollywood, mais ne participa de son vivant qu'à trois réalisations :  Delicious (1931), Shall We Dance (1936-1937) et Damsel In Distress (1937), avant d'inspirer à son tour, un très grand nombre de films reprenant ses Shows de Broadway, incluant une ou plusieurs de ses chansons, voire de ses partitions symphoniques (Un Américain à Paris, 1951), et contant sa vie (The Man I Love, 1946), ou restituant son opéra (Porgy And Bess, réalisation Otto Preminger, 1959).

Gershwin est demeuré si actuel et reste si profondément symbolique de l'Amérique de l'entre-deux-guerres qu'un Woody Allen fait encore appel à sa musique pour évoquer un certain rêve américain (Manhattan, 1978).

Pour composer le poème symphonique "An American in Paris", Gershwin s'est inspiré d'un séjour effectué à Paris. Il utilise en plus de l'orchestre symphonique, de klaxons de taxi, d'un célesta et de saxophones.

En 1951, Vincent Minelli en fait une adaptation pour le cinéma avec l'acteur Gene Kelly.

Source : Dictionnaire de la Musique (Larousse)

 
An Américan in Paris - George Gershwin - Direction Dudamel and the L.A. Philarmonic Orchestra (États-Unis)

 
 
Rhapsody in Blue - George Gershwin - Yuja Wang au piano, orchestre symphonique de Salzbourg (Autriche) sous la direction de Lionel Bringuier
 
 
 
Voir aussi :
Yuja Wang : Concerto en Fa de George Gershwin
Texte et vidéo publiés le 24 juin 2015
 
Claudi, septembre 2016
 

samedi 23 juillet 2016

Valentina Lisitsa joue Liszt et Rachmaninov

A. Liebesträume de Franz Liszt

Liebesträume (en français : Rêves d'amour), est un recueil de trois œuvres pour piano composé par Franz Liszt, et publié en 1850.

Liebesträume fait souvent référence au no 3, la plus connue des trois pièces. Elles sont composées pour accompagner des poèmes de Ludwig Uhland et de Ferdinand Freiligrath. Dès leur publication, deux versions apparaissent, une pour voix et piano et une transcription pour piano solo.

Les deux poèmes d'Uhland et celui de Freiligrath décrivent trois différentes formes d'amour.

L'Hohe Liebe (Amour exalté) de Uhland est un amour saint ou religieux : le martyre renonce à l'amour terrestre et les portes du paradis s'ouvrent pour lui. Le second évoque l'amour érotique, "Gestorben war ich" (littéralement j'étais mort) - Mort est ici une métaphore faisant référence à la petite mort ("J'étais mort de la volupté d'aimer; je gisais enterré dans ses bras ; je fus réveillé par ses baisers ; je vis le ciel dans ses yeux.").

Le poème de Freiligrath, celui du fameux nocturne, parle de l'amour mature

O lieb, so lang du lieben kannst !
O lieb, so lang du lieben magst !
Die Stunde kommt, die Stunde kommt,
wo du an Gräbern stehst und klagst !...

Aime aussi longtemps que tu peux aimer
Aime aussi longtemps que tu veux aimer
L'heure vient, l'heure vient
Où tu es debout devant la tombe, à pleurer

 
Valentina Lisitsa, au piano, joue Liebesträume
 
 
 
B. Prélude en sol mineur Op.23 N°5 de Rachmaninov

Composé en 1901 par Sergueï Rachmaninov, le prélude op. 23 no 5 en sol mineur (deux bémols à la clef) est l'un des plus connus de Rachmaninov. Il fait partie du recueil de préludes op. 23, bien que ceux-ci aient été créés deux ans plus tard.

Il incarne bien le patriotisme russe du compositeur avec cette mélodie jouée avec tension en octaves et ce lyrisme présent dans la deuxième partie. Ce prélude doit être joué alla marcia, ce qui équivaut à un tempo relativement rapide car le morceau a pour indication métronomique « 108 à la noire ».

La musique de Rachmaninov est célèbre pour sa grande maîtrise technique requise. Ce prélude ne fait pas exception : le premier thème nécessite beaucoup de grands déplacements à la main gauche.

Source : Wikipedia
 
Valentina Lisitsa joue le Prélude en sol mineur de Rachmaninov
 
 
Claudi, 23 juillet 2016
 

mardi 19 juillet 2016

Poème de Paul Verlaine

 
claudi, 19 juillet 2016
 

dimanche 17 juillet 2016

Duo des Fleurs, air d'opéra de Léo Delibes (1835-1891)

Le Duo des Fleurs est un air d'opéra Lakmé de Léo Delibes, compositeur français, écrit pour deux sopranos. Ce duo célèbre fut chanté pour la première fois à Paris en 1883. Cet ensemble vocal est interprété au premier acte, entre Lakmé, la fille d'un prêtre brahmane et sa domestique Mallika, qui vont cueillir des fleurs près du fleuve.

L'air a acquis une notoriété contemporaine à la suite de son utilisation en 1983 dans le film Les Prédateurs lors d'une scène d'amour entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon.

La chanson a été utilisée depuis dans plusieurs autres films : L'Opéra imaginaire, True Romance, Bronson, Tomb Raider: Le berceau de la vie, Attila Marcel, L'impasse et en 2015 dans Marguerite, mais également dans des publicités British Airways, Peugeot 407.

Source : Wikipedia

 
Dans cette vidéo, Anna Netrebko (soprano autrichienne d'origine russe), en robe argent, et Elina Garanca (mezzo-soprano lettone), en robe rouge, chantent Lakmé en français, à Baden-Baden (Allemagne) à l'Opéra Gala en 2007.
 
 
Claudi, juillet 2016
 

jeudi 30 juin 2016

Liszt, Mephisto Valse N°1, au piano Valentina Lisitsa

Les Mephisto-Valses sont quatre valses composées par Franz Liszt en 1859-62, 1880-81, 1883 et 1885. Les deux premières ont été écrites pour orchestre symphonique, puis arrangées pour piano seul, piano à quatre mains et deux pianos, alors que les deux suivantes sont consacrées au piano seul.

La première Mephisto-Valse (S.514) est la plus connue et la plus jouée ; les trois autres sont considérées comme pâles en comparaison et reléguées au statut de « répertoire obscur ». Cette Danse à l'auberge du village (Der Tanz in der Dorfschenke) est la deuxième pièce de deux morceaux que Liszt a écrits pour l'orchestre. Le morceau précédent, La procession de nuit (Der nächtliche Zug), est rarement joué (bien que les deux aient été enregistrés ensemble). Par contre, la valse, avec sa passion, sa sensualité et ses effets dramatiques, a été une œuvre de référence. James Gibbons Huneker la décrit comme une « langoureuse mélodie syncopée » et « l'une des voluptueuse avec Tristan und Isolde ».

Cette valse a été présentée en trois versions sur la même période (1859-62) : orchestrale (S.110/2), pour quatre mains (S.599/2) et pour piano seul (S.514). La version quatre mains est une transcription directe de la version orchestrale alors que la version piano seul est une composition indépendante. Liszt l'a dédicacée à Carl Tausig, son protégé (mort à 29 ans en 1870). Elle est un magnifique exemple de la méthode de composition par transformation thématique de Liszt et d'inventivité pianistique.

La signature rythmique de l'ouverture est en 3/8. Alors que certains pianistes utilisent cette valse impérieuse et très technique pour montrer leurs capacités techniques et leur virtuosité (en oubliant ou écorchant quelques notes), le tempo initial est allegro vivace (quasi presto). Bien que l'indication de mouvement presto et quasi presto peut être rencontrée, il n'y a aucun prestissimo. Une exécution trop rapide, surtout pour une valse, déformerait les aspects plus subtils du jeu ; le tempo d'exécution est notamment sensible pendant la partie espressivo amoroso (édition Ricordi) pendant laquelle Méphisto tente de séduire les auditeurs par une gentillesse, une empathie et une sensibilité feintes ; le même genre d'« arrache-cœur » que l'on peut trouver dans les Liebesträume et Consolations.

Source : Wikipedia

 
Valentina Lisitsa joue la première Mephisto-Valse (S.514) de Liszt pour piano seul.
 
 
Claudi, juin 2016
 

lundi 20 juin 2016

dimanche 22 mai 2016

Yuja Wang joue la Polonaise-Fantaisie en la bémol M op.61 de Chopin

La Polonaise-fantaisie en la bémol majeur op. 61 est une Polonaise de Frédéric Chopin. Composée en 1846, elle est dédiée « à Madame A. Veyret » amie du compositeur, et publiée chez l'éditeur Brandus à Paris.

Polonaise qui n'en a que le nom de par son rythme et sa structure formelle, le style de cette pièce à la délicate et tendre tristesse se rapproche plus de la liberté d'expression des ballades. La proximité immédiate de la rupture de Chopin avec George Sand résonne tout entière dans cette page inspirée.

Yuja Wang sera à Paris mercredi 15 juin 2016, où elle jouera avec la Philharmonie de Paris.
Au programme : Brahms, Schumann, Beethoven.

 
 
Source : Wikipedia
claudi, mai 2016

 
 

vendredi 20 mai 2016

Katherine Jenkins & Andrea Bocelli

Andrea Bocelli en duo avec Katherine Jenkins, une chanteuse anglaise peu connue en France, à la voix d'ange comme le dit le présentateur, forme un beau couple le temps d'une chanson 'I Believe'. A écouter sans modération.
 
 
claudi, 20 mai 2016
 

Barbara Streisand & Andrea Bocelli en duo

Barbra Streisand et Andrea Bocelli forment ici un très beau duo, avec deux voix exceptionnelles. 'I Can Still Your Face' que l'on peut traduire par 'Je revois toujours ton visage' est très beau et émouvant, et les internautes ne s'y sont pas trompés.
 
 
claudi, 20 mai 2016
 

vendredi 29 avril 2016

Hilary Hahn, joue le Concerto pour violon n°2 en mi mineur de Mendelssohn

Hilary Hahn est une violoniste américaine, née le 27 novembre 1979 à Lexington dans l'État de Virginie aux États-Unis.

Elle joue ici le Concerto pour violon n°2 en Mi mineur, Op.64, de Mendelssohn.

Ce Concerto figure dans le répertoire pour violon de la musique romantique allemande du XIXe siècle comme une oeuvre de première importance.
Esquissé en 1838, il fut achevé en 1844.

Rattaché par son sens de la mesure et la clarté de l'orchestration au classicisme, il en dépasse les limites par la qualité et la richesse foisonnante de son inspiration mélodique pour servir avec éclat le romantisme allemand.

La manière dont Mendelssohn renonce à la traditionnelle exposition orchestrale en faisant commencer le concerto par le soliste, est nouvelle à cette époque. Bien des interprètes en ont fait leur morceau de prédilection.

Son exécution dure entre 25 et 30 minutes, et est composée de trois mouvements enchaînés :
1. Allegro molto appassionato (environ 13 minutes)
2. Andante (environ 8 minutes)
3. Allegretto non troppo - Allegro molto vivace (environ 6 minutes)

La partition est écrite pour violon solo et un orchestre symphonique classique.

Source : Wikipedia

 
 
Claudi, avril 2016